Publié le 13 octobre 2026
La remontée capillaire
Elle se reconnaît à sa position : une bande horizontale qui part du sol et monte, rarement au-delà d'un mètre cinquante. L'eau du sol remonte dans la maçonnerie par capillarité, surtout sur du bâti ancien sans coupure de capillarité.
Signe caractéristique : des dépôts blanchâtres en surface, les salpêtres, qui sont les sels minéraux laissés par l'eau en s'évaporant. L'enduit se décolle et la peinture cloque.
L'infiltration
Elle vient de l'extérieur et suit la pluie : la tache apparaît ou s'aggrave après un épisode pluvieux, et se situe souvent en hauteur ou en partie médiane du mur.
Les causes se cherchent dehors : joints de façade dégradés, fissure, gouttière percée ou débordante, appui de fenêtre mal conçu, terrasse dont l'étanchéité a lâché.
La condensation
Elle se manifeste dans les angles, derrière les meubles, aux points froids du logement, souvent avec des moisissures noires en surface plutôt qu'une humidité de profondeur.
Elle traduit un déséquilibre entre production de vapeur et ventilation. Une salle de bain sans extraction, un logement récemment isolé sans que la ventilation ait suivi : ce sont les cas les plus courants.
La fuite
Une tache qui n'évolue pas avec la météo et qui grandit régulièrement oriente vers une canalisation. Le test du compteur, deux heures tous robinets fermés, tranche vite.
Sur une évacuation, la fuite n'apparaît qu'à l'usage : la tache s'aggrave après une douche ou un cycle de lave-linge, puis semble sécher.
Pourquoi le diagnostic passe avant les travaux
Appliquer un enduit imperméabilisant sur une remontée capillaire ne fait que déplacer le problème plus haut. Traiter une condensation par un drainage extérieur ne change rien.
C'est pour cette raison qu'un diagnostic sur place précède toujours un devis sur ce type de désordre : la même tache peut relever de quatre interventions sans rapport entre elles.
Un projet, une panne ? Le téléphone reste le plus direct.